REMARIAGE D'UNE VEUVE À LA MAFIA - Tome II - Chapitre 1.2

Remariage d'une veuve à la mafiaChapitre 1.2

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Tome II : Le choix d'un cœur brisé.

CHAPITRE 1.2

LES BLESSURES DU CŒUR

" POINT DE VUE DE L'AUTEUR "

Aurora se sent mal dans sa peau depuis plus d'une semaine. La jeune femme a été amenée dans une clinique pour une auscultation. Elle était si malade qu'elle n'a pas fermé les yeux cette nuit-là. Elle a effectué tous les examens demandés par le médecin.

Elle regarda le médecin qui avait ouvert le résultat qui se trouvait dans cette enveloppe pour dicter le résultat. Elle était anxieuse depuis son arrivée à Milan.

— Félicitations Mme Pellegrino, vous êtes enceinte !

— Qu...qu...quoi ? Elle trébuchait d'une voix étranglée.

— Avez-vous pris la pilule ? Lui a-t-il demandé.

— Si Docteur ! Elle repond.

— Cela peut être dû à une petite négligence. Vous êtes enceinte de 5 semaines.

— Merci Docteur.

La jeune femme se lève de la chaise pour quitter le cabinet du médecin. Elle avait cet air pensif et tendre, elle touchait le ventre en soupirant par rapport à cette nouvelle grossesse qui a tout gâché.

"MANOIR SANDOVAL"

" 21 H 30 "

Raquel a soigné Zyan et l'a mis dans le lit. Elle remit la couverture de laine sur le petit garçon qui dormait profondément puis quitta la pièce.

Elle trouva la mère qui venait de monter les escaliers et entra dans le long couloir.

— Maman, as-tu vu Séléna ?

— Son cas est gravé, ma chère. » argumenta-t-elle.

— Qu'est-ce qu'on va faire maman ? Elle n'est pas une personne à part nous.

— Nous le sortirons de cette affaire, ma chérie.

— J'ai un rencard ce soir, maman. Elle a révélé à sa mère.

— Hmm. Qui est cet homme, ma chère ? Est-ce Yaman ? Elle lui sourit.

— Yaman est un célibataire endurci, il ne m'aime pas, pas maman. Admit-elle tristement.

— Ne précipites pas les choses, ma chère. fais-le naturellement ma puce. Tu es extrêmement belle, qu'importe peut t'aimer. Elle lui caresse les cheveux pour le conseiller.

— Merci maman. Elle a embrassé sa mère sur la joue. Elles commencent à rire et continuent leur chemin en se tapotant en tant que mère et fille.

" UNE HEURE PLUS TARD "

Marina appliqua la crème éclaircissante sur son dos puis sur son visage, errant dans ses pensées. Elle se demandait comment sa fille pourrait sortir de cette impasse difficile ?

Elle a déjà fait appel à la meilleure équipe d'avocats du pays sur cette affaire. C'est la fille d'un des ministres qui dirigera ce dossier, nous avions rendez-vous pour demain matin vers 11 heures pour une première rencontre avant de débuter leur collaboration.

Elle ne pouvait pas laisser tous ses espoirs sur Mateo pour sauver leur fille. Cet homme reproche plutôt les erreurs de Séléna pour avoir été en couple avec Luciano, préférant son ego plutôt que de le sortir de ce mauvais pas. Elle demande si ce n'était pas une mauvaise idée de lui avouer. Elle pensait que c'était nécessaire, on dirait que non.

Elle sentit une main s'enrouler autour de sa taille et il déposa un baiser sur son cou et son épaule. Elle sourit en remarquant la présence de son mari, elle reconnut son odeur corporelle ainsi que son parfum. Elle est contournée pour lui faire face.

— Mme Orsini, comment allez-vous ? Il a demandé.

— Maintenant bien, mon cher mari. Elle lui répondit.

— Je suis flattée Mme Orsini. Il pose ses lèvres sur les siennes pour un baiser fusionnel puis se sépare vitement.

— C'est normal M. Orsini. Tu sais quoi ?

— Quoi Mme Orsini ?

— Je suis à toi !

Il s'éloigna de la dame pour la laisser tomber dans le lit, et posa la main sur son cœur.

Marina éclata de rire devant cette enfantillage. Elle s'asseyait au bord du lit pour l'admirer constamment.

— Nous sommes plus de des adolescents, mon amour. Repéta-t-elle à Mauro.

— Mais nous sommes amoureux, ma puce.

Il se leva pour s'asseoir devant lui et il caressa le visage de la dame qui lui riait aux oreilles.

— C'est vrai Mauro. » ajouta t-elle.

— Je veux que nous vivions ensemble mon amour. Je souhaite avoir près de moi ma femme, Raquel et Séléna et son fils dont tu m'as récemment fait part vouloir qu'ils vivent avec nous. Qu'en penses-tu ma puce ?

— Tu ne trouves aucun inconvénient qu'ils fassent partir de notre famille, mon amour ?

— Ton désir est mon désir Dr Marina. J'ai vu comment tu regardais cette jeune femme aux yeux maternels. J'ai une grande admiration pour son courage et elle est la meilleure amie de notre princesse.

Marina vient s'asseoir confortablement sur les jambes de son mari, elle enroule ses deux mains autour de son cou. Mauro fixa la dame qui lui souriait avec amour.

— Je t'aime le ministre Mauro Orsini. Elle a avoué.

— Je t'aime aussi Marina Sandoval Orsini. Répéta-t-il.

— Je ne me souviens pas que tu m'as fait ta demande ? » Il a dit qu'il retirait ses mains pour pouvoir percer.

— Alors tu ne vas pas m'épouser ? Il attacha ses cheveux roux derrière son épaule.

— Si tu me fais ta demande Pourquoi pas ?

— Madame est devenue capricieuse. Il le chatouillait, elle bougeait son corps sans être dans la bonne position et éclatait de rire.

— Tu dois mettre la bague à mon doigt, mon amour. Lui murmura-t-elle en l'embrassant.

— Vient la ma puce. Il se leva avec elle pour aller s'effondrer dans les draps en position de missionnaire.

Elle s'est gonflée de rire, elle a caressé le visage de son mari qui était entre ses jambes, il a regardé aussi Marina.

— J'ai été craqué à la première fois que je t'ai vu Dr Marina. Il a déballé à cœur ouvert.

— J'ai réalisé que j'étais stupide de laisser pendant tout ce temps perdre mon amour au profit de mon passé. J'étais très amoureuse d'un homme qui m'a déçu, je me réservais pour ne plus être déçue.

Je suis désolée pour tout surtout tu voulais un deuxième enfant quant à moi qui répondais négativement à chaque fois jusqu'à notre divorce. Elle a avoué à son mari en toute honnêteté.

— On se retrouve finalement Mme Orsini, c'est l'essentiel, n'est-ce pas ?

— Nous deux, c'est pour la vie, mon mari.

Ils s'embrassent langoureusement.

— LENDEMAIN—

08 H 24 "

Toute la famille Orsini s'est réunie dans le jardin en cette journée ensoleillée qui augure bien pour chacun des membres. Marina a soulevé son petit-fils pour le mettre sur ses genoux et le nourrir. Mauro admire la femme qui s'occupe de ce petit garçon en buvant son café.

— Zyan te ressemblait un peu à mon amour. Il est parti.

— Je suis d'accord avec mon père. Raquel est intervenue.

— S'il te plaît mon amour. Ajouta Marina.

Elle se contenta de regarder le petit garçon qui posait sa tête contre sa poitrine.

— Tu as les mêmes traits avec Séléna, ma chérie. on dirait ta fille. Elle força de leur sourire à leurs comparaisons.

— Je ne veux partager ma mère avec personne. Articule la jeune femme.

Mauro et Marina sont pleins de rire.

— Ne sois pas jalouse, ma chérie. Elle assure à la jeune femme qui se bouda.

— Séléna est ta meilleure amie de ma princesse, tu peux partager ta maman avec elle. Je ne vois aucune objection. Il répète.

— Dr. Marina n'a qu'une fille, moi, papa. Elle a répondu fièrement.

Ils se moquent de leur fille.

"DEPARTEMENT DE LA DEA"

"10h10"

La jeune femme est apparue dans la salle, elle était accompagnée de deux agents pour cette visite. Séléna pressa rapidement son fils dans ses bras pour l'embrasser partout, d'autant qu'elle était heureuse de le voir.

Marina a assisté à leurs retrouvailles, qui ont été empreintes de beaucoup d'émotion. Elle l fut ravi de constater que sa fille et son petit-fils étaient enfin réunis après des heures d'intervalles. Elle fut émerveillée par le sourire poli sur le visage de la jeune femme.

— tu m'as beaucoup qué maman. Il déclara en lui touchant le visage.

— Moi aussi mon amour. Elle l'embrassa sur le front.

— Je pourrais rester avec toi maman. Il lui a demandé dans cet air innocent.

— Non mon bébé. Tu resteras avec Mamie Marina et tante Raquel jusqu'à mon retour. Elle lui sourit en lui annonçant ce changement dans leur vie.

— Tu reviendras quand maman ?

— Très bientôt, mon chéri, cependant, tu devras faire la promesse que tu te tiendras bien. Je t'apporterai plein de bonbons à mon retour et nous irons au cinéma.Lui annonça-t-elle.

— Oups. Tu es la meilleure maman du monde.

Le petit garçon sourit et hocha la tête, il était excité et acclamé par la déclaration de sa mère. Il vient l'embrasser sur la joue, Séléna et Marina se rient de ce réflexe.

Marina se réjouit de son ressentiment contre les petites affections de Zyan pour sa mère. Elle a soulevé son fils pour le mettre sur sa hanche.

— Comment vas-tu Séléna ? Elle sollicitait à la jeune femme qui admirait son fils, qui s'accrochait à elle sans pouvoir la lâcher.

— Tout ira bien Maman Marina. Elle lorgnait la dame.

— Je vais te sortir d'ici Séléna. » a-t-elle rassuré.

— Je laisserai l'institution chargée de tout résoudre Maman Marina. Elle a protesté.

— Tu es innocente Séléna. Elle a acquiescé.

— J'ai eu une relation avec un gangster et ensuite j'ai tiré sur Jason ? J'ai accepté que j'ai commis de nombreuses erreurs dans ma vie. Je n'aurais jamais dû se mettre en couple avec Luciano.

Tu en as vu la preuve jubilatoire, tout s’est effondré en l’espace de trois jours. » affirma-t-elle anxieusement.

— Quoi? Ce n'est pas le père de Zyan ? Elle a répondu.

— Oui Maman Marina. Il est toujours mon mari. Tout ce que Matéo a dit sur moi est totalement vrai. Je suis très inquiète pour la vie de mon fils car je ne sais pas combien de temps je vais rester ici ? Elle confirma ces inquiétudes avec une expression triste sur son visage.

— Je ferai tout pour sortir ma chérie. Elle lui prend la main pour l'assurer de cette promesse.

Elle hocha la tête et sourit à la dame qui résista et ne craqua pas devant elle.

— Dois-tu me faire une promesse ? Elle implore à Marina.

— Tu peux me demander tout ma fille ?

— Ne laissez personne accéder à Zyan. Il est tout pour moi, ni son père ni sa grand-mère. Je ne leur fais pas confiance. Elle le révèle à la dame qui est confuse.

— D'accord. Qui sont ces gens Selena ? Raconte-moi ma fille ton histoire ? Laissez-moi t'aider à assurer ta sécurité et celle de Zyan. Je suis très inquiète pour vous deux.

— Je te dirai tout la prochaine fois.

— Promets-moi que tu me diras toute la vérité Séléna.

— Bien sur Maman Marina.

" POINT DE VUE DE SANDRO "

" AU CHÂTEAU VIANCI "

Je sépare des lèvres de ma délicatesse femme. Je le serre fermement contre mes bras lourds pour le cajoler.

Elle a beaucoup pleuré ces derniers jours, j'ai touché son visage angélique et elle a souri et s'est rapidement éloignée de moi pour chercher son peignoir parmi les draps. Mes yeux se posèrent sur son corps nu sublime par la grossesse et l'admirèrent secrètement.

— Mon cher mari, j'ai faim. Elle tourna la tête pour avouer.

— Qu'est-ce que tu veux manger Mme Vianci ?

— De la pastèque et les nouilles.

— Ton envie est la bizarrerie Paloma.

— Demande à ton fils. Elle m'a répondu en me souriant radieusement.

— Je vais aller chercher tout ce que tu veux, mon amour. Je me suis redressé pour lui murmurer en face, elle a souri et secoué la tête.

— Fais attention à toi, mon amour ! Elle m'a rétorqué.

— Je suis aussi intelligent qu’eux.

— Notre fille me manque bébé. Je veux rentrer chez moi pour retrouver une autre ambiance chaleureuse au lieu de rester enfermé ici. Elle regardait autour de nous.

— l'hélicoptère viendra nous chercher demain matin. Le médecin m'a certifié qu'on pouvait faire le voyage, je ne voulais pas prendre de risque. La mère et le bébé vont bien à présent.

— Trop impatiente d'être à la maison Sandro.

— Moi aussi ma puce.

J'ai parcouru le supermarché avec le panier à la main pour venir acheter ce que voulait ma femme. C’est l’inconvénient de la grossesse, elle n’a presque rien à manger dans la journée.

Notre deuxième grossesse semble plus difficile que la première. Elle est radicale dans la nourriture. Elle est ma petite femme et mère de mes deux enfants, je brandirai les dangers pour ma famille.

J'ai senti une présence derrière moi pendant que je baissais pour y prendre les pommes et les framboises.

Je regardais la personne et je n'ai pas vu son visage. J'ai le bras sur moi, une des choses que les femmes ne craignent pas, c'est parce que nous sommes un lieu public.

Je fais une volte-face, je ne suis même pas étonné que mes regards se croisent les siens.

— L'agent Sandro Vianci ! Elle sourit d'un ton sarcastique.

— Tu me surveilles maintenant ? Je te dois quoi au juste ? Je réponds.

— Strictement rien. Comment va notre femme ? Il se vient se mettre à côté de moi pour lancer un coup d'eil dans le panier.

— Tu le dois du respect ! J'ai pointé mon doigt vers son visage.

— Un deuxième bébé si vite ? J'aurais dû l'enceinter si j'avais su. Il me sourit.

— De quoi parles-tu? Ai-je demandé avec confusion.

— Je vais te donner un conseil d'homme, ne fait pas confiance à une femme, précisément la tienne. Voici mon cadeau pour vous. Il m'a tenu cette enveloppe que je n'ai pas accepté, il l'a jetée dans le panier et est parti.

J'ai déchiré l'enveloppe pour voir ce qu'il contenait à l'intérieur. J'ai fouillé ma main pour sortir ces photos, ce sont des photos intimes de lui et Paloma. J'ai vérifié chaque date sur les photos. J'ai eu le choc de ma vie à cause de la trahison de ma femme.

POINT DE VUE D'AURORA"

" L'HÔPITAL SIANCO "

Je m'appelle Aurora Pellegrino, 34 ans, italienne. Je suis une ancienne agente à la retraite du département DEA, la fiancée de Lorenzo. Moi-même, je ne comprends pas ma vie car je fais de mauvais choix qui me laissent de multiples cicatrices.

Tout d'abord, j'ai dû séduire Luciano lors d'une mission, nous sommes en couple au plus vite que possible.

C'était un homme suspect au delà de ce côté obscur et j'ai échoué dans cette mission et ils m'ont envoyé de l'institution suite à cette enquête qui a été un fiasco capital où j'ai tout perdu. Puis je suis tombée amoureuse de Lorenzo.

Lorenzo et moi étions proches quand il a décidé de nous aider à faire tomber le personnage Kaï, cela nous a rapprochés avec le temps. Je me souviens de la première fois qu'il m'a invité chez lui, c'était romantique.

La magie et l'alchimie étaient palpable puis nous nous avions mis en couple après trois tours de flatterie car je ne voulais pas que l'institution soit au courant de cette relation, il m'a demandé et j'ai accepté de l'épouser. Nous voulions tout abandonner pour aller vivre notre rêve dans les Caraïbes jusqu'à ce que j'aie un véritable coup de cœur pour Jason, mon collègue de l'époque.

Le temps d'une soirée, nous avons partagé une nuit torride et merveilleuse que j'ai appréciée même si je savais qu'il est marié, ce n'est pas ma responsabilité de respecter ses promesses qu'il a faites à sa femme.

Trois mois plus tard, j'ai appris que j'étais enceinte de lui, je savais que Lorenzo ne pouvait pas être le père car nous étions protégés à chaque fois. J'ai eu la plus grande humiliation de ma vie lorsqu'il m'a confirmé qui était le père ? Que Lui et sa femme n'ont pas encore eu d'enfant, comment puis-je être enceinte de lui ?

De peur que Lorenzo me traque dans mes mensonges et mes tromperies, j'ai assimilé ma mort pour qu'ils ne doutent pas que j'ai fui en Turquie, alors que là-bas, j'ai accouché de ma fille et j'ai mené une vie exceptionnelle durant ces années.

Je me suis assis au bord du lit. Je veillais sur Jason qui dormait. Je l'ai vu bouger, il a tourné la tête pour me regarder. Je lui ai souri, quand il m'a bien vu.

Il essaie de se relever tout en tenant son ventre là où il a récupéré la cartouche. Je suis venu l'aider, il a levé la main qui avait la perfusion intraveineuse pour m'arrêter une fois.

J'ai aussi décidé d'asseoir. Il est installé avec succès.

— Tu n'es pas la bienvenue venue d'ici Aurora. Il m'a grogné

— Jason, avons-nous besoin de parler ? Je lui ai répondu.

— De quoi ? Nous n'avons absolument rien à dire.

— Je suis nouvellement enceinte. Je l'annonce.

Je vois qu'il a changé sa mimique, qui est devenu plus fermée et incomprise. Je le regarde, lui aussi.

— Je refuse d'avorter une deuxième fois. Je révèle ce que j'ai décidé.

— Tu le feras Aurora chère. Il a répondu.

— Jusqu'à présent, je n'ai rien dire qui puisse contrecarrer tes projets. Mais le bébé est là ?

— Aurora, qu'en as-tu pensé ? Tu voulais me piéger avec cette grossesse pour que je puisse rester avec toi. Je te rappelle une énième fois que la femme de ma vie est Séléna. Je l'ai pris vierge, la nuit de notre lune de miel. Nous nous aimons si elle a eu cette relation avec ce connard de Luciano, l'unique coupable est moi. Relancez-t-il.

— Tu penses que je vais épouser une femme qui a couché avec mes frères puis avec moi. Nous étions collègues de travail et amis sexuels. Tu n'as su mettre la limite en connaissant bien que tu allais te marier. Il a continué à lui réprimander.

— Tu me blesses Jason. Elle se releva brusquement d'un air agacé.

— J'accepte à cœur ouvert Aurora.

— Tu es aussi coupable que moi. Comment Lorenzo réagirait-il en apprenant toute cette vérité ? Que Halia, n'est sa fille plutôt la tienne.

Je n'ai jamais été attaqué par Luciano au-delà de ces menaces. Tout cela était un coup d'éclat pour aller vivre à Venise. Tu as quitté ta femme enceinte pour venir me retrouver là-bas. Ai-je précis pour lui rafraîchir la mémoire.

J'ai mis ma main sur ma hanche pour rester en place.

— Jason, je ne t'ai jamais demandé de choisir entre Séléna et moi ? Certes, nous avions une relation sexuelle, mais l'homme que j'ai toujours aimé était Lorenzo. J'ai accepté d'être avec toi à cause de mes erreurs avec lesquelles j'ai appris à vivre comme toi.

Tu n'aimes pas ta femme comme tu veux nous le faire croire, sinon tu aurais réagi différemment pour la garder près de toi. J'ai libéré tout mon cœur à travers ces coupes de vérités pour enfin que quelqu'un lui dise face à face.

— Je suis parti à cause de notre divorce. Elle voulait me quitter à tout prix. Elle refusait de me pardonner comme les fois où je l'ai trompée.

— Tu es obsédé par cette jeune femme, Jason. Ai-je a répondu.

— C'est ma femme Aurora. Il a commenté.

— Et nos enfants dans tes plans machiavéliques Jason ? Ai-je s'articule en plein étonnement.

— Halia a déjà un père. Tu m'as dit que tu étais toujours amoureuse de mon frère, débrouille-toi Aurora. Pour cette grossesse, tu l'enlèveras de toute façon car Zyan me suffit.

— Tu es dégoûtant Jason. Rugis-je en quittant la pièce.

"POINT DE VUE DE L'AUTEUR"

"AU CHÂTEAU VIANCI"

"21h30"

La jeune femme fut surprise par les cris incessants de son mari qui la cherchait désespérément un peu partout dans le château. Elle est sortie de la cuisine tenant ce plateau de fruits à la main pour venir à sa rencontre avec un léger sourire.

— Ça va mon amour ? Elle en était venue à être plus tendue en face, il avait cette mine lugubre dont elle ne savait pas ce qui pouvait le mettre d'une humeur catastrophique.

— Qu'est-ce qu'il y a mon amour ? Elle le regarda.

Il poussa violemment le plateau de fruits avec cette main, celui-ci s'aplatit au sol dans un tourbillon de bruit assourdissant dont la jeune femme fut abasourdie et résonnait dans tout le Château.

— Pourquoi t'es-tu comporté ici Sandro ? Quel est le problème ? Elle persiste.

— Je ne savais pas que j'avais épousé une prostituée ? Excusez-moi si je me suis trompé Paloma. Il recula, les mains en l'air, au bord de la panique.

— Je ne suis pas une salope. Tu me manques du respect Sandro ? Elle répondit avec un étonnement complet.

— Es-tu sûre ? Quand tu t'ouvrais à Lorenzo pour qu'il te prenne comme une traînée ? N'est-ce pas de la prostitution, Paloma ? Dis-le-moi, pour m'éclairer, ma chère femme. Il termina sur un hurlement.

Elle était terrifiée et avait les yeux écarquillés.

— Tu t'étonnes n'est-ce pas ? Il rit cyniquement.

— Ce n'est pas ce que tu crois Sandro. Où as-tu trouvé cette fausse information ? Elle adoucit sa voix pour le calmer et essaya de lui tenir la main. Il s'oppose à tout.

— As-tu vu Lorenzo dans mon dos Paloma ? Tu m'as menti et tu m'as dit, tu l'as jamais vu de toute ta vie. C'était une de nos conditions pour rééquilibrer notre relation. Eh bien, la dame n'a pas tenue cette promesse.Il l'a interrogé.

— Je sais Sandro. Elle balbutia.

— Je veux l'entendre de ta bouche. Il a insisté.

Elle baissa la tête pour lui répondre.

— J'ai vu Lorenzo dans ton dos. Elle a confirmé en gardant la tête baissée. Il recula rapidement en passant la main avec un visage choqué, il fixa méchamment la jeune femme.

— Qui est le père de Fatima ? Lui a-t-il demandé.

Elle releva la tête et les larmes jaillirent de ses yeux pétrifiés. Elle ferme les yeux, ils coulent sur ses joues. Elle avale sa salive de peur d'ébranler cette vérité qui pourrait tout changer au cours de leur vie maritale.

— Suis-je vraiment le père de ta fille ? Il reformula la question pour lui.

— tu n'as trouvé aucune réponse à me donner Paloma ? Ajoute Sandro à sa femme.

— Laissez-moi t'expliquer mon amour. Elle s'avança pour lui répondre.

— Me dire quoi ? Il a crié.

Il passa la main sur son visage ridé.

— Que Fatima n'est pas ma fille plutôt que celle de ton cher Lorenzo. Que vas-tu me dire ensuite ? Ce sont des énormes mensonges. Lui cria-t-il avec plus de ferveur.

— Écoute-moi, mon amour ? Elle pleurait en tremblant de peur.

— Tu as bavardé avec lui dans mon dos. Il rit ironiquement.

Il renversait tout ce qu'il trouvait sur son passage. La jeune femme est allée se réfugier dans un coin du salon. Elle a versé toutes les larmes de son corps en regrettant chacun de ces choix du passé.

— J'ai tout quitté pour être avec toi, Paloma. Tu n'as pas respecté tes promesses envers moi et notre union. Tout n’était que mensonges sur mensonges. Il a exprimé sa frustration et son dégoût.

— Ce n'est pas vrai Sandro. Elle répondit dans un murmure.

— Est-ce toujours son enfant ? Il a posé des questions sur cette grossesse en cours.

— Non. Elle secoua négativement la tête.

— Tu penses que je vais croire Paloma. Que n'ai-je pas fait pour te rendre heureuse ? J'ai même sacrifié ma carrière pour répondre aux besoins de ta famille ? Il se met à hurler.

— Ne rejette pas ton enfant à cause de ma faute, mon amour. Elle s'est approchée de lui pour le ravitailler.

— Tu as que trente minutes pour sortir de chez moi. Il l'a commandé.

— Quoi? Mais Sandro, j'ai plus de personnes ici. Tu es tout pour moi. Où vais-je avec notre fille et enceinte ? Je ne travaille pas comment vais-je subvenir à nos besoins ? Lui demanda-t-elle d'une voix inquiétante.

— En quoi ça me concerne ? Suis-je Lorenzo Di Bianchi? Il est l'auteur de ton état Paloma, va le retrouver pour qu'il assume ses responsabilités. C'est l'homme ne que tu es amoureuse, n'est-ce pas ? Il lui lacha sévèrement.

— Absolument pas, c'est toi que j'aime vraiment Sandro. Je sais qu'au début, tu étais qu'un bandage dans mon cœur, ce n'est plus le cas. Suggéra-t-elle.

— Va te faire foutre Paloma.

Il le laissa planter en montant les escaliers, la jeune femme s'assit avec beaucoup de difficulté sur l'un des canapés et déplorait cette révélation qui l'avait complètement chamboulée.

"POINT DE VUE DE PALOMA"

"UNE HEURE PLUS TARD"

J'ai tout perdue pour la deuxième fois en quelques jours seulement. C'est le résultat de ma trahison envers Sandro que je paie actuellement. Franchement, parfois je regrette tout ce que j'ai fait, mais il y a une partie où je me sens soulagé qu'il sache désormais que Fatima n'est pas sa fille plutôt celle de Lorenzo.

Je me suis retrouvé dans l'obligation de le confronter sur ce point pour qu'il sache au moins qu'il a un enfant et cette grossesse, il en était l'auteur.

Je ferai tout pour me pardonner malgré le fait qu'il est difficile pour un homme de pardonner l'infidélité, mais je suis prête à sauver mon mariage. Je préfère m'humilier pour rester avec lui, je sais qu'un jour, il remarquera ma souffrance et aura pitié de son enfant et de moi.

Je parlerai à Sandro une fois qu'il se sera calmé parce qu'il est vraiment aliéné et irrité maintenant. Je suis prête à ce qu'il m'emmène faire un test de paternité afin qu'il puisse voir qu'il est le fruit de notre mariage et de notre amour.

J'ai mis le dernier vêtement dans ma valise même s'elle était déjà préparée pour demain matin. Nous entrions au Canada, nos vols étaient réservés, il y a deux jours.J'ai eu un fort mal-être à cause de mes fortes douleurs et émotions après les funérailles que le médecin m'avait conseillé de me reposer.

J'ai changé de vêtements pour quitter la pièce en marchant découragé et meurtri. Ma famille me manque terriblement, je sais que si kaï avait été là, il m'aurait soutenu et la situation aurait été différente.

En arrivant dans le salon, j'ai aperçu ma valise sur le rebord de la porte qu'un des membres du personnel m'avait laissée. J'ai tourné la tête en larmes et j'ai regardé mon mari qui était assis calmement dans ce fauteuil, les mains sur le front en tournant le dos.

— Je m'en vais Sandro. Lui dis-je d'une voix tremblante.

— Ta fille sera à Milan ce dimanche. Un du personnel va t'appeler pour avoir ton adresse que venir le chercher. Il m'a lancé.

— Merci pour tout Sandro. Dis-je reniflant les larmes. J'ai expiré et levé la tête en l'air pour mieux articuler.

— Je commets tellement d'erreurs que tu ne veux plus être avec moi. J'ai parfaitement compris car le problème vient de moi, sachant que tu es un homme merveilleux et que cet enfant que je porte est le fruit de notre mariage. Quelle que soit la décision, je la respecterai car c'est moi qui ai été la fautive.

Elle avala ses salives pour le regarder.

— Je t'aime Sandro, ne l'oublie pas s'il te plaît. Je ferai tout pour obtenir ton pardon mon amour.

— Je n'ai donné qu'une minute pour sortir de la maison Paloma. Ne me forces pas à faire des choses qui ne correspondent pas à mes principes masculins. Hors de ma vue. Il termina cette phrase par un grand cri et il se leva directement du canapé pour l'approcher avec fureur.

Elle fut surprise par le ton de sa voix. Elle ne voulait pas partir. La jeune femme ne pouvait pas faire un pas, la main sur le ventre, elle était contre la punition de son mari.

— Tu ne vas pas quitter Paloma ? Il s'est approché de lui pour venir à sa hauteur l'interroger, en perdant de patience.

— Écoute-moi mon amour ! Faisons un test prénatal, je t'en prie, ne rejette pas notre fils par rapport au passé. Elle le toucha dans un état vulnérable pour qu'il puisse la comprendre, il détourna le regard.

— Sandro, punis-moi sous une autre forme.

Elle joint ses mains en larmes. Son mari lui saisit le bras pour la traîner sans ses bagages jusqu'à ce qu'il fasse signe au gardien d'ouvrir le portail du château pour la pousser brutalement dehors.

Elle allait le rapporter mais les portes se fermèrent automatiquement sur son nez lorsque le mari jeta ses bagages sous ses pieds dans cette mine sombre, l'une et l'autre se reluquent une dernière fois.

Sandro tourna les talons pour entrer dans un pincement au cœur. La jeune femme courut frapper à la porte du portail en pleurant de détresse.

— Sandro....Sandro...s'il te plaît mon amour, ne pars pas.

Elle se laissa tomber au sol sans pouvoir se calmer, la tête sur les genoux. Elle a décidé de rester là, avec ses bagages à ses côtés plus d'une heure.

La jeune femme aperçut la silhouette d'un homme debout devant lui à travers ses chaussures, elle releva lentement la tête et les yeux inondés de larmes pour commencer à chercher pas à pas le visage de cette personne en question.

Elle essuie ses larmes avec ses mains pour se relever brusquement pour percer la fixation du jeune homme.

— Tu es heureux de m'avoir tout pris ? Elle articule.

— Je souhaite t'apporter mon soutien Paloma. Il a répondu gentiment à la jeune femme qui a ri sur un ton sarcastique.

— Plutôt que de mourir que d'accepter ta charité ou ton pitié Lorenzo Di Bianchi. Elle exprime avec une pointe de haine.

— Qu'est-ce que j'ai fait Paloma ? Il méritait de connaître la vérité sur nous deux. Il a expliqué.

— Nous deux ? C'est pour cela que tu m'as filmé à mon Insu pour m'humilier et l'utiliser au bon moment quand la situation échappait au grand Lorenzo Di Bianchi. Je te déteste de toute mon âme. Mes enfants grandiront sans leur père à cause de ma faute d'avoir été bêtement amoureuse de toi. J'ai souffert pendant des années, j'ai accepté quand tu m'as rejeté ou refusé de s'engager. Je ne pensais pas autrement, j'ai décidé de fonder ma propre famille, tu as tout détruit avec ton égoïsme.

— Nous allons tout résoudre Paloma. Tu devrais te reposer car tu es presque à terme. Il a essayé de lui prendre la main, elle l'a renversé d'une énorme gifle sur le côté gauche du visage. Il massa cette mâchoire tendue et serrée par la réponse de la jeune femme qui investit toute sa force et son énergie dans ce mouvement.

— Ne t'avise plus jamais à penser a me toucher. Elle pointa son index vers lui et renifla toutes ses émotions pour paraître forte et puissante.

Elle s'éloigna du jeune homme pour lui donner de la distance afin qu'il puisse comprendre chaque mot qui sortirait de sa bouche.

— Tu voulais se venger mon frère et moi, fais-le à Lorenzo. Je sais que tu as en possession de mes vidéos intimes et autres photos.

Tu n’as jamais été un homme plutôt qu’un gamin pourri gâté. Chaque fois que je me souviens que tu m'as fait l'amour, tu m'as donné des nausées sale de pourriture. Elle a crié et a tout évacué ces angoisses.

— Tu es un lâche Lorenzo. Tu n'as pas hésité à planter un couteau dans le dos de mon frère pour prendre sa place car tu sais que tu ne seras jamais lui.

Tu peux avoir tout le pays mais sache qu'une chose, Luciano Santarossa Pallavicini est unique. Elle continue dans cet élan.

Le jeune homme serre les poings avec ces propos blessants et inattendus. Cette femme était totalement différente de Paloma qu'elle connaissait.

— Tu ne trouveras jamais la paix Lorenzo, les traîtres de ton espèce méritent une vie misérable et c'est la dernière fois que tu oses m'approcher ou me parler.

— Hors de mon existence Lorenzo ! Elle hurlait de rage. Elle commença à le pousser brutalement pour le forcer à s'éloigner.

Le jeune homme a contourné les talons pour aller récupérer sa Bugatti. Il a mis le moteur en marche et fixa Paloma qui était assis à la porte du château plutôt que d'accepter sa proposition.

Il a voulu le soutenir en mettant en retrait tout ce qui se passait entre lui et son frère pour tenter d'avancer.

Cela ne fait aucun doute, elle est amoureuse de Sandro en quelques mois seulement après son mariage. C'était tellement inattendu de sa part.

Il démarre le moteur pour partir à une vitesse excessive, repensant chaque mot qu'elle a utilisé pour lui donner l'impression de n'être rien comparé à son mari.

— Je ne te pardonnerai jamais Paloma de l'avoir choisi. Je suis bien meilleur que lui en tout. Tu regretteras ton choix ma jolie et très bientôt quand il ne sera plus là. Affirme-t-il du fond du cœur en roulant sur cette autoroute.

© Auteure : Les Chroniques d'une Haïtienne


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